LogiScan Analyser

Que regarder pendant une visite, et quoi demander au vendeur

Une visite dure vingt minutes et décide d'un engagement de vingt ans. Ce qu'elle apporte, et qu'aucune annonce ne donne, tient en trois choses : ce qui ne se photographie pas — le bruit, l'odeur, la lumière réelle, les voisins —, ce que les documents révèlent quand on pense à les demander, et ce que la réponse du vendeur à quelques questions précises apprend.

Ce qu'on ne voit qu'une fois sur place

  • La lumière, à l'heure où vous vivez. Une photo se prend au meilleur moment. Une visite en fin d'après-midi d'hiver dit autre chose qu'une visite un midi de juin.
  • Le bruit, fenêtres ouvertes. Circulation, cour d'école, terrasse de café, voie ferrée, bouche d'aération d'un commerce. Ouvrez, taisez-vous une minute, écoutez.
  • L'humidité. Odeur en entrant, bas des murs, angles de plafond, pourtour des fenêtres, arrière des meubles. Une pièce fraîchement repeinte au seul bas des murs mérite une question.
  • Les parties communes. Elles disent l'état de la copropriété mieux que n'importe quel document : cage d'escalier, local à poubelles, sous-sol, toiture vue depuis la rue.
  • Le réseau mobile, tout simplement en regardant son téléphone.
  • Le stationnement, à l'heure où l'on rentre chez soi, pas à quatorze heures.

Les documents à réclamer

Ils se demandent avant de faire une offre, jamais après. Un vendeur qui tarde à les fournir renseigne déjà.

  • Le dossier de diagnostic technique complet, dates comprises.
  • Pour un lot de copropriété : les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale. C'est le document le plus instructif de tous — on y lit les travaux votés, ceux qui ont été repoussés, les impayés et les conflits.
  • Le montant réel des charges des deux dernières années, et le règlement de copropriété.
  • Le montant de la taxe foncière. Le propriétaire le connaît au centime près, et personne ne peut le deviner à sa place.
  • Les factures de chauffage réelles, qui s'écartent couramment de trente pour cent de la valeur théorique du diagnostic.
  • Pour une maison : les autorisations d'urbanisme des travaux passés et l'attestation d'achèvement. Une extension sans permis se transmet avec le bien.

Les questions dont la réponse change une décision

  • Depuis combien de temps le bien est-il en vente ?
  • Le prix a-t-il déjà baissé ?
  • Pourquoi vendez-vous ? La réponse n'a pas à être vérifiée, mais elle éclaire le calendrier et la marge de discussion.
  • Des travaux sont-ils votés ou envisagés dans la copropriété ? Un ravalement voté est dû par le vendeur si l'appel de fonds est antérieur à la vente — cela se règle dans l'acte, et cela se discute avant.
  • Que savez-vous des voisins immédiats ?
  • Un projet de construction est-il prévu à proximité ? Les permis délivrés sont publics : la question sert surtout à voir si la réponse concorde.

Revenir, et à un autre moment

Une seconde visite est la plus rentable de toutes, et elle ne se refuse presque jamais. À un autre moment de la journée, idéalement un autre jour de la semaine : un quartier calme le dimanche matin peut être tout autre chose un mardi à dix-huit heures.

Faites-vous accompagner. Un regard qui n'est pas amoureux du bien voit des choses que le vôtre a déjà cessé de voir — et pose les questions que vous n'osez plus poser.

Ce qu'il vaut mieux vérifier avant de se déplacer

Les risques naturels de la parcelle, le zonage d'urbanisme, les chantiers autorisés à proximité, la desserte en transports, les écoles, la couverture réseau : tout cela est public et se consulte depuis chez soi. Le faire avant écarte les visites inutiles, et laisse le temps de la visite à ce qui ne se vérifie que sur place.

Pour aller plus loin

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Voir ces données sur un bien réel

LogiScan part d'une annonce : il retrouve l'adresse probable du bien, lit son diagnostic dans le fichier public, décrit son quartier et situe son prix parmi les ventes voisines. Gratuit, sans inscription.