LogiScan Analyser

Retrouver un logement à partir de son diagnostic énergétique

Le fichier des diagnostics de performance énergétique est public, gratuit, et il contient l'adresse de chaque logement diagnostiqué. C'est le seul jeu de données français qui relie une adresse précise à des chiffres qu'une annonce affiche. Depuis juillet 2021, il compte plus de dix-neuf millions de fiches. Encore faut-il y viser juste : une commune moyenne compte des centaines de logements de la même surface.

Ce que la fiche contient

Chaque diagnostic déposé porte un numéro à treize caractères, une adresse, la surface habitable au dixième de mètre carré, la date d'établissement, la classe d'énergie et la classe climat, la consommation en énergie primaire, les émissions de gaz à effet de serre, la période ou l'année de construction, et une fourchette de dépenses annuelles en euros.

Le fichier est publié par l'ADEME sous licence ouverte : il se consulte en ligne et se télécharge intégralement. Il n'y a rien à demander à personne.

Le numéro, quand l'annonce l'affiche

C'est le cas le plus simple, et il est plus fréquent qu'on ne croit : beaucoup d'agences recopient le numéro du diagnostic dans les mentions légales du bas de l'annonce, en petits caractères. Treize caractères, chiffres et lettres majuscules. Ce numéro désigne un logement et un seul — la recherche est immédiate, et le résultat certain.

Sans le numéro : recouper, jamais deviner

Aucun chiffre ne suffit seul. Une surface de 90 m² dans une commune de vingt mille habitants renvoie des centaines de fiches ; une classe D, des milliers. Ce qui désigne un logement est la combinaison de plusieurs valeurs, et quatre d'entre elles font presque tout le travail.

  • La date du diagnostic. Elle restreint à une poignée de fiches dans une commune donnée. Attention : une annonce imprime tantôt le jour de la visite du diagnostiqueur, tantôt celui du dépôt du document — deux dates qui diffèrent de dix-neuf jours en moyenne. Chercher sur les deux évite de perdre la bonne fiche.
  • La surface habitable. L'annonce l'arrondit presque toujours : « 92 m² » peut valoir 91,8 dans le fichier. Une fenêtre de plus ou moins dix pour cent est un bon point de départ.
  • La consommation en kWh/m²/an. C'est le meilleur départageur après la date : elle sépare des logements que tout le reste rapproche.
  • La fourchette de dépenses en euros. La plus sous-estimée des quatre : elle combine surface, isolation et énergie de chauffage en une seule grandeur, et deux logements voisins ont rarement la même.

Les trois pièges qui font se tromper d'adresse

Le code postal n'identifie pas une commune. Lille en porte cinq, et deux d'entre eux sont interchangeables pour les mêmes rues. Une commune nouvelle peut par ailleurs porter un code postal que le référentiel d'adresses ne lui donne pas. Restreindre la recherche au code postal affiché dans l'annonce fait passer à côté de la bonne fiche sans qu'on s'en aperçoive.

L'année de construction est déclarative. Le vendeur écrit celle qu'il croit ; le diagnostiqueur choisit une période dans une liste. Les deux se contredisent couramment, et ce désaccord ne dit rien de la justesse du reste. Une année qui ne colle pas ne doit jamais faire écarter une fiche dont la surface, la date et la consommation concordent.

Un diagnostic peut avoir été remplacé. Une fiche annulée ou corrigée reste dans le fichier. C'est souvent la seule trace d'un logement, et elle est utile — mais un diagnostic retiré ne peut pas fonder une certitude.

Ce que le fichier ne dira jamais

Il ne contient aucune donnée sur les occupants : ni nom, ni coordonnées, ni statut. Il décrit un bâtiment, pas des personnes. Il ne couvre pas non plus les logements qui n'ont jamais été diagnostiqués — un bien qui n'a été ni vendu ni loué depuis 2021 peut n'y figurer pas du tout.

Et une fiche qui correspond n'est pas une preuve. Deux appartements du même étage d'un même immeuble peuvent avoir la même surface, la même date et la même consommation : rien alors ne permet de les distinguer. C'est pourquoi le résultat honnête d'une telle recherche est une liste de candidats avec leur degré de vraisemblance — jamais une adresse unique présentée comme sûre.

Pour aller plus loin

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Voir ces données sur un bien réel

LogiScan part d'une annonce : il retrouve l'adresse probable du bien, lit son diagnostic dans le fichier public, décrit son quartier et situe son prix parmi les ventes voisines. Gratuit, sans inscription.